Après mes aventures en Bolivie que vous avez pu suivre via « The Expedition Bolivia Race 2016 : la course à étape la plus haute du monde », j’ai décidé de prolonger mon séjour au Pérou. J’avais préparé avant de partir un programme incluant notamment la visite du fameux Machu Picchu qui me semble immanquable lorsque l’on se trouve dans la région. Je n’ai rien réservé mais ai récupéré des conseils pour la suite de mon voyage de la part de Mélodie et de personnes rencontrées lors des derniers apéros des Passeurs d’Aventures.

Jeudi 7 juillet 2016 :

Dernier petit déjeuner avec le groupe. Tous les concurrents repartent pour Puno et préparent leur retour en France. Christophe, Tiffany et les children me proposent de prendre le même bus qu’eux en début d’après-midi en direction de Cuzco. Ce matin, on programme la visite des îles Uros (20 sols). Installé à six kilomètres de la ville de Puno, c’est un archipel de 40 îles flottantes (environ 2 000 habitants) créées à base de totora, sorte de roseau. De même, toutes les habitations et mobiliers sont fabriqués à partir de ce roseau qui est également comestible. La couche de totora est d’environ 3 mètres d’épaisseur, la partie immergée est constituée de racines emmêlées qui ressemblent à de la terre. L’île est amarrée à des poteaux d’eucalyptus à l’aide de cordages et de pierres. Alors que sa construction demande 1 mois de travail, sa durée de vie est d’environ 3 mois. Les Uros se sont éteints complètement, dans les années 1950, abandonnant leur terre de roseaux aux autochtones aymaras de Puno. Ces derniers occupent dorénavant les îles flottantes à des fins touristiques, en y perpétuant les traditions Uros.

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J’ai l’impression d’assister à une comédie burlesque : les femmes sont habillées de façon très colorées et tout semble planifié à l’avance. Heureusement, nous ne sommes que 6 dans notre bateau. Après une visite des cases et une conversation avec les occupants, nous prenons un drakkar en roseau (10 sols) en direction d’une île centrale. Je trouve cela très touristique mais ne regrette néanmoins pas cette visite car on m’avait averti du folklore.

Avant de prendre notre bus, nous en profitons pour aller faire le marché local de Puno. Achats de fruits, de queso (fromage) et de quoi faire des sandwichs. Nous croisons un chapelier spécialiste des bombins (chapeau melon) et les fameux cuy, cochon d’inde élevé et domestiqué pour être servi à la broche. 8h de bus au programme (40 sols), il pleut durant tout le trajet, cela passe néanmoins rapidement. Le bus est très confortable, on se croirait en classe affaire mais dans un bus. Les sièges sont en cuirs et convertibles en couchettes et un film est projeté sur un écran.

Arrivée à Cuzco à 21h30, on fixe un rendez-vous demain matin avec Christophe. J’ai réservé une place dans un dortoir pour les 2 prochaines nuits à 10 min environ de la place d’Armes. En arrivant à l’hôtel Kurumi (dortoir de 8 personnes à 17 sols soit 5€ par nuits, petit déjeuner correct inclus), je découvre que la France a battu l’Allemagne, nous sommes donc en finale du championnat d’Europe.

Vendredi 8 juillet 2016 :

Réveil à 5h du matin par 3 personnes de la chambre qui partent certainement en trekking : la joie des dortoirs. Je pars ensuite découvrir le centre-ville, classé patrimoine culturel de l’humanité par l’Unesco, situé juste en contrebas. La ville est très sympa et animée, c’est la fête dans les écoles, les étudiants portent des uniformes et répètent pour le défilé. Cuzco est situé en altitude : environ 3 400 m, ça va je suis acclimaté mais cela peut surprendre ceux qui n’ont pas l’habitude. Elle fut la capitale des Incas, c’est aussi la capitale archéologique de l’Amérique et le point de départ pour la découverte de la vallée sacrée. D’ailleurs, Cuzco, ou Cusco ou bien Qosqo dans la langue quechua signifie « le nombril » et est aussi surnommé la « Rome des Incas ».

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On se retrouve avec Christophe et Tiffany au centre de la place d’Arme, lieu incontournable et central. La place est bordée d’édifices religieux, dont notamment la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption (25 sols) et l’église de la Compania (10 sols) qui sont splendides. On se décide également pour le programme des prochains jours. Le jungle trek paraît un bon compromis entre sport et découverte de la vallée sacrée avec un programme sur 4 jours / 3 nuits. On réserve dans une agence (Peru Coca Travel) située juste à proximité de l’hôtel de Christophe, les tarifs sont compétitifs, je prends la formule sans le train. Le bouquet final sera le Machu Picchu.

On rejoint la grande hall où se situe le marché, s’y mêle aussi bien les touristes que les locaux. On prend un grand jus de fruit frais, cocktail de couleurs et survitaminé à base notamment d’ananas, d’aloe vera et fruits de la passion. On poursuit avec un ceviche, préparation à base de poisson cru et de jus de citron, du piment (aji), de coriandre et de l’oignon. Le poisson baigne dans le jus de citron et est accompagné de patate douce, de manioc et de maïs : c’est une des spécialités péruviennes à ne pas rater. On enchaîne ensuite avec le Musée du chocolat qui est gratuit. On goûte plusieurs échantillons, il y a un grand choix et pour tous les goûts. L’histoire du chocolat au temps des incas, mayas et aztèques est reprise tout le long des murs du musée, tout comme le procédé de sa fabrication.

On se dirige à la découverte de la pierre aux 12 angles, située dans la rue Hatunrumiyoc qui se dresse comme une muraille de pierres polygonales ajustées à la perfection à proximité de la place d’Arme. Ce mur fait partie du palais Archiépiscopal qui a été construit peu après la conquête espagnole. Les Incas ajustaient leurs pierres sans ciment et sans laisser le moindre espace entre elles, vraiment impressionnant.

On se retrouve le soir pour un restaurant recommandé par l’agence, le Don Tomas. Je me laisse tenter par le cochon d’inde (70 sols), je n’aurai pas l’occasion d’en manger tous les jours. La photo vaut le détour, niveau goût c’est à mi-chemin entre la caille et le lapin.

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Samedi 9 juillet 2016 :

L’agence passe me chercher directement à l’hôtel entre 7h et 7h30 du matin. Je laisse mon gros sac à dos à la consigne, un petit sac suffira pour les 4 prochains jours. On rejoint ensuite à pied une place où nous attend notre bus. J’y retrouve Christophe, Tiffany et les children ainsi que 2 argentins, 1 anglaise, 1 péruvienne, 1 nord irlandais et 1 belge. Nous passons par Ollantaytambo sans s’arrêter sur le célèbre site de la vallée sacrée. Ce site archéologique est un des seuls vestiges de l’architecture urbaine inca avec ses bâtiments, ses rues et ses patios. Vers 12h30, nous arrivons sur un parking. La vue est dégagée, nous sommes presque à 4 000 m d’altitude, la route était bien vallonnée depuis notre départ de Cuzco. Le chauffeur monte sur le toit de notre véhicule et commence déjà à descendre les premiers VTT. On ressemble rapidement à des Robocop. Nous avons des protections au niveau des tibias, coudes, mains, dos et avec notre gilet rouge, on ne peut pas nous rater. Après le rappel des consignes de sécurité, nous partons pour 50 Km. La route est magnifique et uniquement en descente, je ne peux pas changer de vitesse sur mon vélo, cela n’est pas si gênant. Le parcours n’est pas trop technique, je fais des pointes à plus de 60km/h.

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Régulièrement des épingles bien nettes nous coupent dans notre élan ainsi que plusieurs cours d’eaux qui traversent la route, nous sommes rapidement mouillés. Nous nous arrêtons après 1h27m de promenade avec 2 100 m de D-, j’étais trop couvert et ai bien transpiré. Après un restaurant à Santa Maria, nous rejoignons notre auberge avant de rapidement repartir pour l’activité suivante : rafting. J’enfile une combinaison ainsi que mon gilet, trop hâte de commencer, cela fait une éternité que je n’en ai pas fait. Le niveau est force 3 et cette descente sur l’Apurimac est considérée comme l’une des 10 meilleures rivières au monde pour faire du rafting. La nuit tombe presque lorsque l’on termine la descente, l’odeur des arbres fruitiers et des fleurs remontent même parfois lors de notre pagaiement. La balade s’est bien passée avec des passages bien arrosés.

Dimanche 10 juillet 2016 :

Réveil à 6h pour un départ de la randonnée à 7h15. Notre guide Léo nous donne pleins de renseignements sur la flore et l’histoire. On s’arrête notamment devant le roucou qui sert aussi de crème solaire naturelle et permet d’éviter les piqûres d’insectes. Ses fleurs sont roses et donne des fruits rouges à épines remplis de graines. Les autochtones d’Amérique du Sud et des îles Caraïbes s’en servent comme pigment pour leurs peintures corporelles ou comme aromate. On traverse à plusieurs reprises des champs de coca, plante qui joue un rôle important dans la culture andine, à travers ses utilisations rituelles ou médicinales.  C’est un fondement culturel dans toute l’Amérique latine où son usage remonte à près de 5 000 ans. Dans les Andes, Mama Coca est considérée comme la fille de Pachamama.

Dans l’Empire inca, la coca servait aux cérémonies religieuses, aux dignitaires, aux fonctionnaires voire au peuple. Son usage est signalé par les conquérants espagnols dès le XVIème siècle qui en condamnent d’abord l’usage la qualifiant de « satanique » avant de l’encourager en constatant l’efficacité en terme de rentabilité sur les travailleurs. Les modes de consommations traditionnels de la coca sont variées. La mastication de la feuille de coca provoque une stimulation légère tandis que d’autres la prépare en tisane de feuille de coca. Enfin, elle est aussi utilisée pour extraire la cocaïne, l’un de ses alcaloïdes afin de le revendre sur le marché des stupéfiants.

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La randonnée n’est pas très compliquée. Je ne suis sûrement pas très objectif, on est bien acclimaté et on a tous la forme après le raid en Bolivie. Sieste dans un hamac pour faciliter la digestion, il est ensuite temps de longer la rivière. D’ailleurs, nous sommes obligés de prendre une tyrolienne (5 sols) pour rejoindre l’autre rive. Pour finir l’après-midi, on reste plus de 2 heures aux aguas termales de Cocalmayo (10 sols) composées de 4 bassins avec des températures proches des 40°. Il y a beaucoup de monde mais c’est néanmoins agréable, parfait en fin de journée. On apprend la défaite de la France en finale de l’Euro contre le Portugal, on se console avec un Pisco Sour et des chips à base de patate douce.

Lundi 11 juillet 2016 :

Réveil à 6h30. Nous avons dormi au Calcalmayo lodge hôtel, l’établissement est presque désert. Vers 8h, on nous équipe pour partir à la tyrolienne Zipline Cola de Mono. C’est actuellement la plus haute tyrolienne d’Amérique du Sud avec 2 500 mètres de câbles sur 6 traversées. Le plus haut câble passe au-dessus du vide à 150 mètres de hauteur et avec une traversée de 400 mètres de long, c’est impressionnant mais on se sent vraiment en sécurité et bien encadré.

On part ensuite en direction d’Hydroélectrica, on passe rapidement la douane. Après 1h40 de marche le long de la voie de chemins de fers, nous arrivons à Aguas Calientes, ville en pleine expansion qui doit son dynamisme au tourisme tourné vers le Machu Picchu. Au confluent de trois vallées encaissées au bord du rio Urubamba, c’est également le terminus du train de Cuzco. J’apprends, que rapporté au kilomètre, c’est la portion ferroviaire la plus chère au monde (130 km pour 115$ US AR minimum), cela sera sans moi, je préfère marcher. Ce village qui a grandi trop vite avec des constructions dans tous les sens a même été renommé en Machu Picchu Pueblo. Il surfe sur la popularité du site de l’ancienne cité inca qui a été élu en 2007 comme étant l’une des sept nouvelles merveilles du monde.

On mange vers 17h30 ce soir, il faut être en forme, demain c’est le grand jour avec un réveil à 4h. Léo nous explique que le pont situé en bas du site ouvre à 5h mais que les gens font la queue à partir de 4h pour être les premiers. Il y a ensuite un sentier à emprunter avec 400 m de D+, le panneau annonce 1h de marche pour arriver devant les grilles de l’entrée du site qui ouvre à 6h.

Depuis plus de 20 ans, l’Unesco exprime ses craintes sur la préservation du site qui se dégrade. Selon les autorités péruviennes, l’éloignement et la difficulté d’accès au site imposent d’eux-mêmes des limites naturelles à l’expansion du tourisme. Régulièrement, des propositions sont faites pour installer un téléphérique pour rejoindre le site, mais elles ont toutes été rejetées jusqu’à présent : pourvu que cela dure. En effet, ils ont déjà construit une route en lacet qui a modifié tout l’aspect du site pour le rendre plus accessible et surtout vendre 20$ US AR le transfert entre Aguas Calientes et le Machu Picchu. A ce jour, le billet Machu Picchu est limité à 2 500 places par jour et le combiné billet Machu Picchu + Huayna Picchu à 400 places par jour, divisé en 2 groupes de 200 personnes chacun. Le billet du Machu Picchu est inclus dans mon forfait, sinon l’entrée est à réserver sur internet ou au centre d’Aguas Calientes. Le tarif est de 62$ US (71$ en le combinant avec le Huayna Picchu / 67$ en le combinant avec la Mountain).

Mardi 12 juillet 2016 :

Réveil à 4h comme prévu pour un rendez-vous à 4h30 en bas de l’hôtel. On retrouve notre petit groupe. Sur le chemin, on croise le chien nu du Pérou, race originaire de la région qui n’a pas de poils, sauf sur son crâne où ils forment une crête : j’ai rarement vu des chiens aussi laids. On arrive à 4h45 au niveau du pont, la file d’attente est déjà importante. Vers 5h15, je commence à attaquer la montée. Le chemin est en lacet avec de nombreuses marches, on traverse régulièrement la route. Heureusement, le ballet des navettes n’a pas encore commencé.

Je double beaucoup de personnes et monte avec un bon rythme sans effectuer de pauses en 35 min. Le jour se lève progressivement. Les portes ne sont pas encore ouvertes, il y a peu de monde devant les grilles. De toute façon, nous avons rendez-vous avec notre guide que l’on pourra repérer avec un drapeau noir et rouge.

On rentre dans l’enceinte, Christophe me conseille d’aller prendre des photos de suite avant que la foule ne soit trop importante. La lumière est belle, le soleil vient à peine de se lever et des lamas sont déjà en train de brouter. Le site tutoie le vide et les nuages, j’ai l’impression de me retrouver dans la BD de Tintin et le temple du soleil et siffle déjà la musique des mystérieuses cités d’or qui a bercé mon enfance avec les aventures d’Esteban.

Le Machu Picchu est une ancienne cité inca du XVe siècle perchée sur un promontoire rocheux qui unit les monts Machu Picchu et Huayna Picchu. Cela aurait dû être une des résidences de l’empereur Pachacútec. Cependant, les archéologues pensent que ce lieu fut utilisé comme un sanctuaire religieux. Les deux usages ne s’excluent pas forcément. Abandonnée lors de l’effondrement de l’empire inca et avant la fin de sa construction, la ville sacrée fut oubliée durant des siècles. On se demande encore d’ailleurs comment une telle cité a pu être construite avec les matériaux de l’époque et sur un site aussi isolé. Ce dernier a d’ailleurs été découvert réellement en 1911, les conquistadors ne s’étant pas intéressés à ce site. À 2 438 mètres d’altitude, les ruines sont à cheval sur la crête entre deux sommets : le Huayna Picchu, signifiant « jeune montagne » et le Machu Picchu, signifiant « vieille montagne ». C’est le Huayna Picchu qui surplombe le site sur la plupart des images de la cité, les billets étaient malheureusement complets, je vais me contenter du site principal. Selon certains angles de vue, il est possible d’y imaginer le profil d’un visage humain regardant vers le ciel, dont le Huayna Picchu serait le nez : c’est assez bluffant.

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De 7h à 9h, nous suivons notre guide qui nous donne des explications sur le site et son histoire à un groupe de 30 personnes environ. Les groupes et touristes ont dorénavant envahi le site ainsi que les perches à selfie. C’est un vrai fléau, un touriste allemand est décédé sur le site en se prenant en photo il y a 2 semaines, il s’est retrouvé 200 mètres plus bas. Avec Paul, l’irlandais, on décide d’aller au temple du soleil qui est accessible en 35 minutes environ. Le site est excentré et permet d’avoir une superbe vue d’ensemble sur le site. Cela permet aussi de voir les dégâts de la route, sans commentaires.

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Vers 11h, nous décidons de redescendre, notre bus nous attend à Hydroélectrica à 14h30. Je salue Christophe, Tiffany et les children, c’était très sympa de continuer la route avec eux. Ils prennent le train de leur côté puis ont un programme chargé avec Colca, Arequipa puis Ica. Sur la route du retour vers Cuzco, le temps se gâte : orage et tonnerre. Je m’en sors bien, il a fait super beau durant l’ensemble du jungle trek et arrive à l’auberge Kurumi vers 21h.

Avec un peu de recul, le site est incroyable et mérite bien d’être parmi les 7 nouvelles merveilles du monde. Il appartient à la famille des grandes cités perdues avec un culte du soleil impressionnant dans la même lignée que la civilisation égyptienne. Les incas n’ont pas positionné ce site au hasard et avaient une connaissance très poussée en astronomie. On dirait presque qu’il a été construit puis placé scrupuleusement dans cet endroit. Je mets néanmoins un bémol sur la préservation du site et sur le trop grand nombre de visiteurs qui pourraient détériorer à terme ce site majeur.

Mercredi 13 juillet 2016 :

C’est ma dernière matinée dans la ville de Cuzco. Je décide d’en profiter pour me perdre dans le dédale des petites rues et de découvrir d’autres quartiers plus excentrés. Je retourne ensuite vers la hall de San Pedro pour boire un dernier jus de fruit frais et un ceviche avant les 17h de bus qui m’attendent. J’ai réservé mon bus il y a 5 jours avec la compagnie Cruz del sur (160 sols) qui est la plus confortable et plus fiable au niveau horaire. J’ai l’impression d’être dans un avion en première classe avec un siège couchette et un écran intégré dans le siège avec de nombreux films récents. Le trajet passe finalement rapidement (410 km à vol d’oiseau mais 799km par la route). On nous sert le fameux inca kola, la seule boisson au monde à avoir une plus grosse part de marché que coca-cola dans un pays donné. C’est une boisson gazeuse jaune fluo, avec un goût de chewing-gum chimique. Les péruviens en raffolent, je ne suis pas fan du tout.

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