Huitième édition du Chibertail, organisé par l’association Anglet France Team, sous une température printanière et ciel azur. C’est agréable et un réel contraste par rapport à ma course de la semaine dernière à Hendaye.

J’ai récupéré la veille mon dossard au magasin Mendi sport. J’arrive à proximité du départ, au Stade Orok Bat d’Anglet vers 8h35. Départ dans 25 minutes, je pars m’échauffer tranquillement. 

Je connais un peu le secteur pour y avoir fait plusieurs sorties longues depuis chez mes parents au travers de la forêt de Chiberta. Le Pignada, nom gascon désignant un lieu planté de pins, est aussi appelé Chiberta. Proche des plages, cette forêt dunaire s’étend sur 220 hectares. Plantée au 19ème siècle grâce à un don de Napoléon III, elle est un véritable réservoir de biodiversité. En juillet 2020, un terrible incendie a détruit plus de 165 hectares sur un total de 220 hectares.

L’organisation annonce entre 200 et 300 m de D+ sur ce parcours 100% sentiers.

Les inscriptions sont closes depuis plus d’un mois avec 400 participants sur le format 15km et 200 coureurs sur le format relais 5 km + 10 km et 2 joëlettes. Une cinquantaine de marcheurs et 200 enfants complètent cette belle organisation.

On part vers 9h peu après le briefing de l’organisation. Comme attendu, les sentiers et le sables sont très présents sur le parcours. Première boucle d’un peu plus de 5km afin que se réalise le passage des relais.

Je me méfie donc de ne pas partir trop vite car certains ne partent pas sur la même distance et ne pas être dans un faux rythme. Passage en 4’30 au premier km, je vais ralentir un peu. C’est bien vallonné mais je m’y attendais. Je reste dans un petit groupe. Passage au km5 en 24min environ puis j’arrive au niveau où certains se passent les relais (25’36 en 56ème position).

On longe le stade pour remonter ensuite dans la pinède via un bon passage bien abrupte. S’en suivra des passages plus techniques et plus vallonnés que la première partie.

J’ai parfois l’impression de me retrouver sur un parcours de cross, ce n’est pas désagréable mais je n’ai plus trop l’habitude de travailler ce genre de terrain. J’arrive à garder un rythme régulier d’un peu plus de 12km/h.

On se croise à plusieurs reprises avec les différentes parties du peloton, j’ai l’impression que l’on zigzague pas mal. Je passe le km10 en 52 minutes environ, j’ai un peu ralenti mais le parcours est un peu plus technique également.

Après une petite descente dans un sentier étroit, je trébuche sur une racine. Impossible de se retenir, je bascule sur le flanc droit dans les ronces et les orties. Plus de peur que de mal, j’arrive à repartir avec quelques égratignures mais rien de grave. Grosse peur quand même à 4 semaines du Marathon de Barcelone, ce n’était pas le moment.    

Je regarde ma montre, il reste 4 km environ, je vais finir en pilotage automatique. A deux kilomètres de l’arrivée, j’ai la cheville qui tourne. Il est temps que ça se finisse.

Je franchi la ligne en 1h16m35s (86ème sur 360 classé – 15ème M1)

Super ravitaillement à l’arrivée avec 135 gâteaux basques Pariès qui sponsorise la course.

Je pars rapidement me faire désinfecter à la croix rouge afin de nettoyer tout cela.

Prochaine course dans 4 semaines à Barcelone. Il va falloir que j’essaye de faire encore 2/3 sorties longues pour limiter la casse.

Victoire de Pascal Saint-Pierre en 55’49 chez les hommes et de Laura Richomme en 1h08’24 chez les filles.

Tarif du dossard sur pborganisation : 17 € dont 1€ sera reversé à l’association Gazteak.