En ce premier week-end de juillet, Mauléon-Licharre célèbre ses fameuses fêtes. Les couleurs associées sont identiques à Pampelune ou à Bayonne : à savoir le blanc et le rouge.

Capitale de la Soule et des espadrilles, pour la première fois une course est organisée en ce samedi matin dans le cadre de ce week end festif. Départ programmé à 11h pour le 10km. Deux autres formats : 5km et 10km sont prévus également pour les marcheurs.

Je récupère rapidement, à proximité de la mairie mon dossard, ainsi que celui d’Arthur, mon neveu qui va participer à sa première course. Pas de pression, je vais l’accompagner avec l’objectif qu’il prenne du plaisir et qu’il soit régulier.

Je retrouve Kévin, ancien ambassadeur Salomon avec qui j’ai partagé quelques sorties et Nicolas alias la grande espadrouille qui aident le comité des fêtes aux dossards et en tant que speaker de la course.

Un peu plus de 130 coureurs au départ dont de nombreuses inscriptions de dernières minutes. Peu avant le départ, Kevin nous explique le parcours qui contient 2 boucles. Deux grosses portions montantes sur la partie Ouest de la ville au dessus de la Gare puis au niveau de la Haute-Ville avec le château avec au total un peu moins de 200 m D+.

Départ à 11h. Il fait déjà lourd, environ 25 degrés. On part prudemment, le parcours ne va pas être évident. Passage au premier kilo en 5’40, nous sommes déjà dans la montée du lotissement. On ralenti l’allure et on fini progressivement en marchant sur la dernière partie de la montée. On reste ensuite sur notre allure initiale sur la partie haute de la ville. C’est assez vallonné avec une alternance de partie soit en bitumes ou en chemins. Premier arrêt ravitaillement où je passe de l’eau à Arthur. On attaque ensuite la descente vers le km 4, on déroule les jambes. Passage à mi-course en 27″45.

On retrouve ensuite la mairie avec un passage sur la ligne de départ avant de traverser le Saison appelé aussi le gave de Mauléon pour monter au château (forteresse médiévale datant du XIIème siècle). La montée est bien sèche, on passe en marche rapide vers le km 7. Pilotage automatique pour les 3 derniers km avec un passage juste à proximité de son lycée de Chéraute avant de regagner le centre-ville. On arrive à accélérer un peu sur le dernier km. Arrivée à proximité du trinquet au final en 58″25. Objectif atteint pour Arthur avec une belle régularité.

Victoire impressionnante au vue du parcours non roulant de Kevin Martins en 34″14 qui met plus de 4 minutes au second. 46″48 pour Mathilde Lacombe sur les femmes.

Tarif du dossard : 10 €.

Les fêtes de Mauléon qui ont commencé depuis jeudi se poursuivent.

La première mention donnée des fêtes mauléonaises remonte à 1880 avec le concours de poésie basque, initié par le voyageur souletin Antoine d’Abbadie d’Arrast. La date du 14 juillet étant devenue Fête Nationale en 1880, le conseil municipal décida d’organiser ce jour une distribution extraordinaire de pain, de viande et de vin, des divertissements et des réjouissances publiques le jour, avec illumination des édifices publics la nuit.

Les fêtes sont revenues autour du 14 juillet, pour des raisons pratiques, avec la possibilité de profiter du jour férié évidemment et la volonté de faire profiter les jeunes qui sont à cette date en vacances. Les fêtes continuent de connaître un réel engouement.

Les fêtes sont également connues par l’intermédiaire de sa célèbre chanson. Cette dernière a été créée dans les années 1950 lors d’un concours organisé par la Lyre Mauléonnaise. Son auteur, Pierre Bordaçarre, poète paysan originaire de Trois-Villes, reconnu au Pays Basque sous le nom de Etxahun Iruri, fut l’un des plus talentueux et populaires auteurs compositeurs contemporains.

Dans les années 1970, le Groupe vocal mauléonais Festara l’inscrit dans son répertoire et donne à la chanson sa première notoriété lors du passage du Tour de France à Mauléon durant lequel le groupe est chargé de l’animation. On s’approprie immédiatement l’air et les paroles de la chanson. La réputation de la chanson va croître au fur et à mesure et prend un nouveau virage lorsque Jacques Chancel, qui prépare son émission télévisuelle «Le grand échiquier» entend la chanson. Il retient alors le groupe pour l’émission, qui sera enregistrée en janvier 1972, au Moulin d’Ogeu, en présence de Georges Brassens.

A partir de ce moment-là, la chanson des Fêtes de Mauléon va gagner tous les stades de rugby de France, de Navarre et de l’étranger et surtout les troisièmes mi-temps particulièrement animées.