Il m’a fallu quelques jours pour atterrir de ce rêve olympique parisien qui aura duré 10 jours mais que je ne suis pas près d’oublier.

Ce moment, je l’ai d’abord cru possible dès 2005 mais les pronostics qui attribuaient l’organisation des JO pour PARIS 2012 ont été déjoués. Les Anglais nous on fait un mauvais tour de passe-passe dont ils ont le secret et remportent la mise à la surprise générale avec 54 votes contre 50 au dernier tour.

Il faudra être patient et attendre 2017 pour avoir l’attribution des Jeux Olympiques 2024 du fait de la règle de l’alternance des continents. Paris sera donc officiellement ville hôte pour la troisième fois après 1900, 1924 et donc 2024.  

Le projet se base principalement sur une proportion très importante de sites déjà existants ou temporaires mettant en avant les monuments emblématiques de la capitale.

En septembre 2017, le compte à rebours est lancé. Comme souvent, le français est râleur et tout le monde, dont les médias, va y mettre son grain de sel. Les Jeux Olympiques restent pour moi, un formidable projecteur sur notre pays et un accélérateur de projets notamment sur des investissements durables comme les transports ou infrastructures.

Tony Estanguet et Bernard Lapasset sont rapidement mis en avant et ont toutes les qualités pour mener à bien la candidature puis les préparatifs de nos JO. Le triple médaillé d’Or Olympique se révèle être un formidable symbole et un homme de terrain proche des athlètes.

J-1000 avant les Jeux : lancement emblématique du Marathon pour tous avec Eliud Kipchogue en ambassadeur de luxe. Plus de 3 600 coureurs s’élancent depuis l’Arc de triomphe et ne doivent pas se faire rattraper par le kenyan. Plus de 1 000 d’entre eux gagnent un dossard pour le Marathon pour tous. Un 10 km populaire sera également accessible. Des étoiles se mettent à briller dans mes yeux. Il faut que j’obtienne un précieux dossard pour un des deux formats. Je vais ainsi commencer à suivre tous les concours et challenges. 20 024 seront disponibles par distances avec une parité sur les dossards.

15/02/2023 : la date est cochée depuis longtemps dans mon agenda. La vente des packs débute ce matin avec une obligation de sélectionner 3 sports différents. Au niveau des créneaux, ce n’est pas extraordinaire. Maxime a réussi à avoir un des meilleurs créneaux donc je compte sur lui pour prendre mes premiers billets. On arrive à booker des billets pour l’athlétisme, l’aviron et la lutte. L’addition est salée mais j’ai officiellement mes premiers billets. J’essayerai ensuite d’en avoir via les autres sessions de ventes. Ma session qui est disponible que quelques heures plus tard me permet de constater qu’il n’y a pas de meilleurs billets.  

Mai 2023 : La vente des billets à l’unité s’ouvre. Cette fois ci, mission plus compliquée je dois prendre les places pour 5 (ma belle-sœur, mon beau-frère, mon neveu et ma nièce veulent participer à l’aventure). On arrive à bloquer des places pour une session de Taekwondo au Grand Palais, une session de Tennis à Roland Garros, une session de Tennis de Table à l’Arena Paris Sud et une session Athlétisme au Stade de France. Beau programme.

Mon tableau de programmation Excel commence à bien s’alimenter.  Il faut être un minimum organisé et ainsi éviter de prendre des billets sur les mêmes créneaux ou des sessions sur des sites très éloignés.

Novembre 2023 : j’arrive à acheter des places sur des nouveaux créneaux disponibles à 24 € pour le Beach Volley / Parc Urbain de la Concorde et à 35 € pour le Water-polo.

Une plateforme de revente se met en place (sous le même modèle que la coupe du monde de Rugby 2023). Je surveille régulièrement des créneaux qui sont encore disponibles dans mon agenda et arrive à trouver des places pour le Taekwondo et une nouvelle session d’Athlétisme courant juin 2024.

Début juillet 2024, à la suite de nouveaux packages mis en place pour éviter d’avoir les stades à moitié vide, je prends mes derniers billets. Ma première session des JO va donc débuter à Bordeaux avec des places pour voir Espagne-République Dominicaine à 15 € le billet.  

Vendredi 26 juillet : Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques en compagnie de Mathilde et Julien

On nous annonce une cérémonie historique et je pense qu’elle le fut. C’était osé avec le contexte sécuritaire actuel mais le pari est relevé car pour la première fois, la cérémonie d’ouverture à lieu en dehors d’un stade. La mise en avant des monuments parisiens est incroyable avec Paris en acteur principal. Malgré la pluie, on ne s’est pas ennuyé à regarder cette cérémonie qui était rythmée et pleine de surprises.

J’ai adoré le défilé des athlètes sur des bateaux mouches, la mise en scène de Zidane qui prend sans doute pour la première fois le métro parisien (scènes filmées dans la station Porte des Lilas dont une partie sert de décor pour le cinéma), l’homme masqué que l’on retrouve régulièrement au cours de la cérémonie (hommage à Assassin’s Creed développé par Ubisoft éditeur français de jeu vidéo), l’allumage de la flasque aux jardins des Tuileries par Marie-José Perec et Teddy Riner et le bouquet final avec Céline Dion qui chante l’Hymne à l’amour d’Edith Piaf.    

J’ai aimé le contraste du groupe Gojira (groupe français de death metal Landais) avec la chanteuse lyrique à la Conciergerie ainsi que celui d’Aya Nakamura avec la Garde républicaine sur le Pont des Arts, la reprise de Lady Gaga (Mon truc en plume de Zizi Jenmaire enregistré quelques minutes avant le passage des bateaux mouches), Imagine chanté par Juliette Armanet et accompagné par Sofiane Pamart sur un piano enflammé, la Marseillaise chantée par Axelle Saint-Cirel sur le toit du Grand Palais, la cavalière masquée qui remonte la Seine avec le drapeau olympique, la surprise de voir apparaître les derniers passage de la flamme et le discours de Tony Estanguet.

Je n’ai pas aimé le défilé de mode LGBT qui a été trop mis en avant à mon goût ainsi que l’excentrique Philippe Katerine mais ce n’est que mon avis. Malheureusement la pluie a gâché un peu la fête car les drones et certaines animations et danses ont dû être annulées.

Globalement, je pense que l’on n’est pas prêt d’oublier cette cérémonie et les médias ont été majoritairement époustouflés par son niveau et son originalité.

Samedi 27 juillet : Ma première session à Bordeaux : Espagne – République Dominicaine.

Dans un stade coloré majoritairement rouge et jaune, j’assiste à un match où l’Espagne est plutôt offensive et dominatrice avec des joueurs qui se cherchent en ce début de compétition.

Ouverture du score par F. Lopez, joueur du FC Barcelone. Egalisation des Dominicains sur un corner. Peu avant la mi-temps, tournant du match avec l’expulsion d’un joueur sur un gros tacle appuyé. Les Espagnols ensuite déroulent avec 2 buts supplémentaires en seconde mi-temps. 

A mon sens, l’atmosphère des JO ne se retrouve pas encore surtout avec du football mais cela va monter en puissance avec l’arrivée sur Paris à partir de jeudi soir.

Médailles Françaises du jour : 1 or / 2 argent / 1 bronze

Rugby à 7 Masculin – or

Aurianne Mallo-Breton – Escrime Epée Femmes : argent

Luka Mkheidze – Judo -60KG Hommes : argent

Shirine Boukli – Judo -48KG Femmes : bronze

Dimanche 28 juillet :

Médailles Françaises du jour : 2 or / 1 argent / 1 bronze

Yannick Borel, escrime (épée), argent

Léon Marchand, natation (400 m 4 nages), or

Amandine Buchard, judo (-52 kg), bronze

Pauline Ferrand-Prévot, VTT, or

Lundi 29 juillet :

Médailles Françaises du jour : 2 or / 5 argent / 1 bronze

Manon Apithy-Brunet, sabre, or

Sara Balzer, escrime (sabre), argent

Joan-Benjamin Gaba, judo (-73 kg), argent

Nicolas Gestin, canoë (slalom), or

Sarah-Léonie Cysique, judo (-57 kg), bronze

Équipe de France masculine, tir à l’arc, argent

Victor Koretsky, VTT, argent

Équipe de France masculine, équitation (concours complet), argent

Mardi 30 juillet :

Médailles Françaises du jour : 1 argent / 1 bronze

Équipe de France féminine, escrime (épée en équipes), argent

Clarisse Agbégnénou, judo (-63kg), bronze

Mercredi 31 juillet :

Médailles Françaises du jour : 3 or / 1 argent / 4 bronze

Léon Marchand, natation (200 m brasse), or

Anastasiia Kirpichnikova, natation (1 500 m nage libre), argent

Léon Marchand, natation (200 m papillon), or

Équipe de France masculine, escrime (sabre en équipe), bronze

Maxime-Gaël Ngayap Hambou, judo (-90 kg), bronze

Anthony Jeanjean, BMX freestyle, bronze

Léo Bergère, triathlon, bronze

Cassandre Beaugrand, triathlon, or

Pour l’anecdote et cela durant 7 minutes seulement, la France a occupé la première place au classement des médailles avant que le nageur chinois établisse un nouveau record du monde sur 100 m nage libre.

Jeudi 1 août :

Médailles Françaises du jour : 1 argent

Titouan Castryck, kayak (slalom), argent

Mon père me récupère directement à la sortie de mon travail. C’est parti pour quelques 600 km de route avant le grand jour. Arrivée sur Bry-sur-Marne vers 23h.

Vendredi 2 août :

Le grand jour tant attendu est arrivé. J’inaugure cette semaine olympique avec le Stade de France que je connais très bien. J’ai dû assister à plus de 30 évènements dans ce stade inauguré en novembre 1997 (match de football, de rugby, concerts, meeting et les championnats du monde d’athlétisme en 2003) et ai foulé sa piste plusieurs fois avec la Voie Royale, course de 10 km qui permet de courir 200 m environ au stade de France pour finir sur la piste du stade annexe.    

Départ à 8h de Bry-sur-Marne. On monte dans le RER rapidement puis correspondance rapide à Châtelet-les-Halles. En moins d’1 h, nous avons déjà passé la fouille et sommes au pied du SDF. La fouille est rapide et tout le monde est discipliné. Les drapeaux et maillot du monde entier sont présents dans la foule. Cette fois-ci l’atmosphère des JO commence à être présente. Les bénévoles ont la banane et l’aiguillage est clair et précis.

Programme de la matinée qui sera bien rythmée avec notamment Denis Brogniart à l’animation.

Un nouveau rituel a été instauré au cours de cette olympiade : les « trois coups ». Inspiré du passé théâtral français, ces trois coups de bâton au sol marquent le début des épreuves. Souvent donné par un ancien champion, c’est Bob Beamon, athlète américain recordman du monde du saut en longueur durant 23 ans et vainqueur des JO de 1968 à Mexico avec un bond à 8m90, qui lance les premières épreuves au stade de France pour 9 jours de compétitions.

La piste ainsi que le décor ont été complétement modifiés pour l’occasion avec une piste violette et rose qui fait son effet.

Programme alléchant ce matin avec le décathlon et Makenson Gletty. Dommage, j’avais programmé de voir Kevin Mayer qui a annoncé son forfait la veille après une blessure. 

La fraîche recordwoman du saut en hauteur femme avec l’Ukrainienne Yaroslava Mahuchick et ses 2m10 sera également présente pour les qualifications. Le Norvégien Jakob Ingebrigtsen et les sprinteuses sur 100 m complètent la matinée.

Décathlon (H) • 100 m / Lancer de marteau (H) • Qualifications / Saut en hauteur (F) • Qualifications

100 m (F) • Tour préliminaire / Décathlon (H) • Saut en longueur / 1 500 m (H) • 1er tour / 100 m (F) • 1er tour

Décathlon (H) • Lancer de poids

Ambiance très sympa. Les 3h passent rapidement. Nous étions plutôt bien placés.

La première journée est loin d’être finie. Je dois ensuite récupérer ma belle-famille à la Gare Montparnasse. On dépose ensuite leur valise à Cours Saint Emilion chez mon pote Serge pour les stocker. Direction ensuite Roland Garros où une session nous attend avec la demi-finale hommes (Djokovic (SER) contre Musetti (ITA)) et la finale du double mixte (Siniakova/Machac (RTC) contre Wang/Zhang (CHN)).

Cela fait plusieurs années que je n’ai pas eu l’occasion d’aller à Roland Garros. La statue de Rafael Nadal (vainqueur à 14 reprises sur la terre battue parisienne et dans les derniers porteurs de la flamme) est en bonne place à côté du court central Philippe Chatrier.

On se balade dans les allées et on tombe par hasard sur l’échauffement de la paire tchèque sur le court numéro 5. On est à quelques mètres, on reste environ 25 minutes à les observer. Moment sympa et inattendu.

On rejoint ensuite nos places sur le central pour voir le match de la légende Novak Djokovic (24 titres du grand chelem) qui est à la quête du dernier titre qui lui manque : le titre olympique. Match très engagé et beaucoup plus serré que l’affichage du score : 6/2 6/2 en 1h49 contre l’italien Musetti. La finale sera explosive contre l’espagnol Carlos Alcaraz (7/6 7/6).

On a été bien servi également avec la finale du double mixte (6/2 5/7) qui se termine par un super jeu décisif en guise de troisième set (10/8) comme pour les tournois 1000 de l’ATP. Match accrocheur avec une balle de match sauvée par les Chinois dans le second set. Nous restons pour la cérémonie de remise des médailles et hymne national. Nous avons en tête la musique du protocole qui nous suivra durant toute la période des Jeux Olympiques. Je la trouve très réussie.

Record du nombre de médailles en 1 journée pour la France avec 9 médailles dont 3 en or et un triplé historique en BMX.

Médailles Françaises du jour : 3 or / 1 argent / 5 bronze

Lisa Barbelin, tir à l’arc individuel, bronze

Camille Jedrzejewski, tir (25 m), argent

Joris Daudet, Sylvain André et Romain Mahieu, BMX racing, or-argent-bronze

Léon Marchand, natation (200 m 4 nages), or

Florent Manaudou, natation (50 m nage libre), bronze

Teddy Riner, judo (+100 kg), or

Romane Dicko, judo (+78 kg), bronze

Équipe de France masculine, équitation (saut d’obstacles par équipes), bronze

Sarah Steyaert et Charline Picon, voile (49er FX), bronze

Samedi 3 août :

Programme atypique avec des sports olympiques que je n’avais jamais vu auparavant hormis un peu à la télévision.

Beach-volley au Champs-de-Mars ce matin puis Water-polo dans la nouvelle piscine de Saint-Denis.

Départ vers 7h. La compétition commence à 9h au pied de la Tour Eiffel. Le ciel est couleur azur et l’atmosphère toujours aussi incroyable. Des drapeaux de tous les pays sont noués autour des spectateurs. Sortie du métro du côté de Bir Hakeim, 10 minutes à peine suffisent pour rejoindre le site. Nous passons devant l’hôtel Pullman où 3 geishas sortent perchées sur leur sabot traditionnel et pouponnées avec leur kimono. Aujourd’hui est un grand jour pour le Japon et surtout pour la France : dernier jour de compétition pour le judo avec la finale par équipes. La grand palais Ephémère qui accueille cette compétition n’est pas très loin.

On arrive dans notre tribune qui est déjà bien remplie. Dernier rang pour nous avec une vue dégagée incroyable sur la tour Eiffel. Le stade temporaire accueille 13 000 personnes avec des ambianceurs et un DJ. On ne voit pas passer le temps et les matchs sont plutôt serrés. On assiste aux tours préliminaires suivants : Allemagne / Pologne puis Australie / France chez les messieurs avec une ambiance de folie. Puis un Suisse / Paraguay et un Espagne / Allemagne chez les femmes. Le site et le cadre vaut vraiment le détour. Il paraît et selon les photos sur les réseaux que la session du soir permettait d’avoir certains magnifiques coucher de soleil.

On fini la session puis on rejoint Alma Marceau. Environ 45 minutes pour se rendre à la nouvelle piscine de Saint-Denis avec la nouvelle station de la ligne 14 que je vais découvrir. C’est une des seules infrastructures livrées durant ces Jeux Olympiques 2024. Pas mal de symbole aussi avec ce site car mon père y a travaillé pendant 8 ans. Dès la candidature acceptée, ce site qui accueillait le centre de recherche d’Engie a été sélectionnée du fait de sa proximité notamment avec le Stade de France. Un plan de départ volontaire à la retraite lui a donc été proposé.

Après les Jeux, le centre aquatique olympique situé au cœur de la ZAC de la Plaine Saulnier sera composé d’un hall d’accueil, d’espaces pour les nageurs, d’une halle constituée du bassin de 50 × 25 m, soit 10 lignes d’eau, du bassin de plongeon de 26 × 25 m (accueillant le Pôle plongeon France) et de tribunes de 2 500 places (portée à 6 000 places en phase JOP avec des tribunes démontables). Il accueillera des séances scolaires, de la natation et du plongeon sportif et de loisir.

Le centre aquatique possède une toiture incurvée incroyable et magnifique : c’est la plus grande charpente concave en bois au monde avec 90 mètres de portée. Les autres compétitions de natation ont eu lieu à l’Arena La Défense qui accueille le reste de l’année les matchs de rugby du Racing et peut accueillir aussi des concerts ou autres manifestations sportives.

On découvre le water-polo ainsi que ses règles. Le public a répondu présent avec des tribunes remplies avec la présence de beaucoup de pays de l’est friand de cette discipline de déménageur.

Australie – Hongrie et Etats-Unis – Monténégro chez les hommes.

Au niveau des règles : 2 équipes de 7 joueurs avec des remplacements réguliers. Les matchs sont joués en quatre périodes de 8 minutes. Les joueurs (sauf pour le gardien) ne peuvent toucher le ballon que d’une main. La possession dure 30 secondes.

Moment agréable même si clairement ce n’est pas un sport qui me passionne mais une belle découverte olympique.

Médailles Françaises du jour : 1 or / 2 argent / 2 bronze

Équipe de France, judo (par équipes), or

Christophe Laporte, course en ligne, bronze

Valentin Madouas, course en ligne, argent

Lisa Barbelin, tir à l’arc individuel, bronze

Camille Jedrzejewski, tir (25 m), argent