Je rejoins ensuite Céline pour me positionner au 1er km de son marathon et encourager Jessica. Elle part dans le dernier SAS de la course à 22h20. On se retrouve, rue du Louvre, au niveau de la bourse du Commerce. L’ambiance est excellente et on encourage les coureurs des précédents SAS. On la voit finalement passer à l’heure prévue. La route est longue en direction des Invalides avec un passage à Versailles. Je vais la suivre grâce au live mis en place pour voir son avancement.
Je me dirige ensuite en direction de l’Hôtel de Ville pour entrer dans mon SAS. Mon départ est programmé à 23h40 en SAS numéro 2. Je vais profiter un maximum de l’ambiance et l’atmosphère magique des Jeux Olympiques.
Contrairement au Marathon, le parcours est plat, sans difficulté avec notamment un passage devant l’Opera Garnier, la place Vendôme, la pyramide du Louvre pour finir enfin aux Invalides avec la tour Eiffel en toile de fond. Joli parcours qui met en valeur les monuments parisiens.
En patientant dans le SAS, mes voisins regardent la finale hommes du basket entre la France et les USA sur le téléphone. Cela va être compliqué surtout avec un Curry qui enchaîne les tirs à 3 points. Le temps passe rapidement. Tout le monde à la banane, on est vraiment privilégié et l’idée d’ouvrir cette course populaire durant les Jeux Olympiques est magique. Même si une majorité de français compose le SAS, je vois quelques maillots anglais, néerlandais, du Mexique ou de Puerto Rico. J’imagine que cela doit être grandiose pour eux.
Le premier SAS rejoint la ligne de départ. Cela devrait être mon tour d’ici moins de 15 minutes. Un petit échauffement est mis en place pour patienter. Je me retrouve déjà sur la ligne de départ sur l’Avenue Victoria avec l’Hôtel de Ville dans le dos. La musique des JO est en boucle cette fois-ci avec des battements de cœur pour faire monter la pression ainsi que des jeux de lumière. Compte à rebours lancé, le départ est donné. Je me positionne tout de suite sur la droite.
Je tape dans le maximum de main tendu avec une foule incroyable dans les rues parisiennes. Honnêtement, j’ai rarement vu ça. J’en ai la chair de poule et essaye de ne pas trop me griller. Idem, la rue de Rivoli est noire de monde. Passage au 1er km au niveau de la rue du Louvre en 4’30. On prend ensuite la direction de l’Opéra Garnier avec un passage au km 2 en 4’09. Je m’enflamme un peu, je sais très bien que je ne peux plus suivre ce rythme. Passage au km3 en 4’11 juste au niveau de la place Vendôme, toujours aussi magique.
On récupère ensuite la rue de Rivoli pour le km4 à l’entrée du Louvre. 4’18, je commence à ralentir. Je m’arrête pour regarder de nouveau la vasque. Passage sur les quais au niveau des Tuileries au km 5 en 21’33 (le chrono officiel avec son tapis était pour moi un peu tôt car le temps officiel m’annonce un passage en 19’45.

Je continue de taper dans les mains des spectateurs présents le long des barrières. Km6, on est au niveau du Grand Palais. On traverse ensuite le pont de l’Alma peu avant le km7 pour rejoindre la rive droite. La tour Eiffel scintille, c’est magique. Km8 au niveau de l’Ecole Militaire, il y a un peu moins de monde au bord de la route, j’ai bien ralenti et reste à 12km/h. Pilotage automatique jusqu’au bout. On effectue un grand tour pour rejoindre les Invalides. Environ 1km avant l’arrivée, les marathoniens (allure 3h15/3h30 selon leur sas de départ) nous rejoignent sur notre parcours. Je profite au maximum des derniers mètres avant l’arrivée devant les tribunes des Invalides. Le tapis d’arrivée et l’arche sont vraiment sympas. Je fini en un peu plus de 46 minutes. Il n’y avait pas d’objectif chronométrique. Le but était de profiter un maximum et de taper dans les mains, chose faite.
Remise d’une belle médaille par les bénévoles. Elle est collector et va rester comme une des plus belles et surtout pour la symbolique.

Il est déjà plus de 0h25 lorsque je franchi la ligne d’arrivée. Pas trop le temps de profiter du cadre, je me dirige vers le RER direction Bibliothèque François Mitterrand. L’application m’annonce un bus de nuit qui met ensuite plusieurs heures pour rentrer, cela ne va pas être possible. Je commande directement un Uber qui arrive rapidement et me dépose à 1h30 à Bry-sur-Marne : mission accomplie.
En parallèle, Jessica fini son premier marathon au bout de la nuit. Un grand bravo à elle après 6h12m31s d’efforts.
Médailles Françaises du jour : 2 or / 4 argent
Équipe de France masculine, basket, argent
Althéa Laurin, taekwondo, or
Danis Civil alias b-boy Dany Dann, breaking, argent
Cyréna Samba-Mayela, athlétisme (100m haies), argent
Équipe de France féminine, handball, argent
Équipe de France masculine, volley, or
Dimanche 11 août :
Dernière journée des Jeux Olympiques avec la cérémonie de clôture programmée ce soir. La France rajoute 2 breloques en argent (avec Élodie Clouvel, pentathlon moderne que j’ai vu hier à Versailles et l’Équipe de France féminine de basket qui s’incline d’un petit point contre les USA).
On termine ses JO avec un total incroyable de 64 médailles avec des records à tous les niveaux. 16 médailles d’or (dont 4 pour le phénomène Léon Marchand), 26 médailles d’argent et 22 de bronze. Le judo, le cyclisme et la natation ont apporté le plus de médailles au contingent.
La France termine cinquième nation au rang des médailles et première nation européenne derrière les imbattables Etats-Unis et Chinois. Le Japon complète le podium avec l’Australie.
Il est l’heure ensuite de reprendre la route avec une journée marathon sur la route qui nous attend. Départ en voiture à 8h. Je récupère Naia en Vendée à 13h30. Arrivée sur Bordeaux vers 18h pour changer de valise avant de rejoindre Eve et les jumeaux à Biscarosse à 20h.
Ces Jeux Olympiques resteront pour moi, une expérience incroyable. J’ai eu la chance de pouvoir vivre ces JO de manière intense durant 9 jours pleins avec 14 évènements répartis sur 11 sites différents avec des sports populaires et variés. Pour avoir vécu plus de 30 ans à Paris, je pense que l’on peut être fière de l’image donnée et de notre organisation dans un contexte politique, économique, social et sécuritaire compliqué.
J’ai rarement senti une communion et une effervescence aussi importante et cela fait vraiment du bien. Les rues étaient propres, les gens respectueux, les transports ponctuels. L’accueil des bénévoles et des forces de l’ordre irréprochables. J’aimerai que cette bulle olympique perdure durant les Jeux Paralympiques et bien après.
J’ai eu la chance de partager énormément de bon moment avec mon père. Ce moment sera unique et gravé à vie. Mon premier souvenir de Jeux Olympiques était avec lui et remonte au Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 avec le tour de piste de folie de Marie-Josée Perec. Depuis la passion du sport et de l’athlétisme notamment ne m’a plus quitté.
Enfin, un énorme merci à ma femme de m’avoir permis de vivre également ce moment avant notre nouvelle aventure au Pays-Basque.








6 septembre 2024 at 16 h 04 min
Super compte-rendu et merci de tous ces messages que tu m’envoies à bientôt
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