Première fois que je viens à Bilbao, ville du Nord de l’Espagne d’environ 350 000 habitants (950 000 habitants dans l’agglomération) et capitale de la province de Biscaye (une des 7 provinces du Pays Basque).

Un des emblèmes majeurs de cette ville est le musée Guggenheim, dessiné par le célèbre architecte Frank Gehry, qui a permis de redynamiser la ville vers la fin des années 1990.

Je m’inscris à cette course que j’avais coché dans « ma liste des courses à faire » fin Juillet. Second dossard en Espagne après la fameuse Behobia-San Sebastien (cf lien vers mon article https://tripandrun.fr/2021/11/16/behobia-san-sebastien-2021/ ) que j’avais couru en 2021. Ses différents formats ainsi que le fait que ce soit en nocturne m’ont convaincu de faire le déplacement. Environ 1h30 de route depuis la maison.

Départ de la course à 19h. La limite pour récupérer le dossard est 18h30. J’arrive sur Bilbao vers 17h30 et je me gare assez facilement en plein centre-ville.

Une impressionnante foule de supporters de l’Athletic Bilbao est présente en centre-ville. En effet, il y a un match de championnat à 14h et victoire 4-1 contre l’Espanyol de Barcelone. Du coup, les bars à Pintxos et terrasses sont remplis. On ne peut pas les rater avec leur maillot blanc et rouge. Le club a été fondé en 1898 et a pour spécificité de ne compter dans son effectif que des joueurs nés au Pays basque, ayant une ascendance basque ou formés dans un club basque. (Bixente Lizarazu y a joué tandis que Luis Fernandez entraîné le club durant quelques saisons).

Le club évolue en Primera División depuis sa création en 1929 et est l’un des seuls clubs, avec le Real Madrid et le FC Barcelone, à n’avoir jamais été relégué en deuxième division. Le club a remporté la Coupe d’Espagne à vingt-cinq reprises dépassé uniquement par le FC Barcelone. L’Athletic Club était résident du stade San Mamés depuis son inauguration en 1913. Il a été remplacé par le nouveau stade, San Mamés Barria, plus grand et moderne inauguré en 2013 avec ses 53 000 places.

Je récupère mon dossard au palais Euskalduna, le palais des congrès. La récupération est fluide, l’organisation est rodée. 3 formats de courses au programme : un 10Km, un semi-marathon et un marathon avec un départ en commun à 19h.

Vu que j’ai un peu de temps, je décide d’aller devant le musée Guggenheim, pour aller faire une petite photo d’avant course et voir à quoi il ressemble de jour. En effet, l’arrivée est située juste à côté mais il fera nuit lorsque je vais arriver.

Je trouve sympa ce musée et découvre l’impressionnante « Maman », une araignée de métal de 9 m de haut, œuvre de l’artiste Louise Bourgeois ainsi que « Puppy », chien géant habillé de fleurs par Jeff Koons.

Je retourne rapidement à la voiture pour déposer mes affaires et me mettre en tenue. Il fait encore 22°, il va faire bon pour courir. Après 5/10 minutes de recherche de la voiture, je retombe dessus. Je m’aperçois que toute les routes sont bloquées ce qui n’est pas un problème immédiatement mais cela le sera peut-être plus tard. Le parcours est une boucle et les marathoniens repassent juste devant l’avenue principale vers le km35. Il est déjà 18h30. Départ dans 30 minutes, je n’ai plus le temps de déplacer la voiture. De toute façon, il est trop tard la route est complétement fermée. Cela sera la surprise du retour de course.    

Je pars m’échauffer en direction du départ situé au pied du stade. Presque 13 000 participants au départ, cela commence à faire du monde. Les sas sont bien visibles, je suis dans le troisième sas et arrive à me faufiler à proximité de la scène où un groupe enchaîne les tubes d’ACDC. L’ambiance est sympa.

19h précise, les fauves sont lâchés. Je pars prudemment même si c’est tentant. Mon objectif/niveau actuel est compris entre 1h40/1h45. On fait environ ¾ du tour du stade avant une grosse descente. Ma montre annonce un passage au premier kilo en 4’11 mais bipe surement trop tôt. Je passe la borne en 4’45 plus en phase avec mon rythme. Beaucoup de monde pour encourager les coureurs et taper dans les mains.  

Le parcours possède de longues lignes droites et risquent d’être un peu vallonné aux vues de la courbe présente sur la carte du parcours. Pour moi, faire une course ou un footing est un des meilleurs moyens de découvrir une ville. Honnêtement, je suis agréablement surpris par le centre-ville. Dans les années 1990, la municipalité a décidé de délocaliser le port qui était central et de regénérer son centre-ville par le tourisme et la culture.

Passage au Km5 en 24’39. J’arrive à rester régulier et ai en vision les meneurs d’allures en 1h40 que j’ai laissé rapidement me doubler peu après le Km3.  

Passage au Km 10 en 48’33. Passage au niveau du musée Guggenheim, cette fois-ci la nuit est tombée. Je garde un rythme constant en sachant que de nombreux coureurs viennent de me dépasser car ils s’arrêtent. Je croise la tête de course du semi-marathon composée que par des gazelles kényanes au Km12 environ. On longe pendant un long moment le rio de Bilbao qui est bien aménagé pour les cyclistes et promeneurs.

Passage au Km 15 en 1h13’13. Cela commence à piquer un peu et je m’accroche pour ne pas descendre sous le seuil de 12Km/h. C’est certain que je n’ai pas d’entraînement foncier mais bon je m’accroche.  

Les marathoniens prolongent en continuant l’aventure tout droit. De notre côté, on part à gauche puis virage à droite pour longer le musée Guggenheim où se trouve une belle ligne d’arrivée. Je termine finalement en 1h44’01 dans l’objectif et mes prévisions (1 319ème sur 6 487 arrivants). Je suis plutôt satisfait de la gestion de ma course. Remise des médailles et récupération d’un sac contenant le ravitaillement de fin de course, cela reste fluide.

Je me dirige ensuite en direction de la voiture. C’est bon, elle est toujours là et je vois qu’avec chance un couloir avec des barrières a été rajouté où circulent principalement des taxis et quelques voitures. Je ressors assez facilement du centre-ville et rejoins la bretelle d’autoroute.

Au final, je conseille cette course avec ses multiples formats et le contexte nocturne n’est pas désagréable. Je reviendrai visiter Bilbao car j’ai été agréablement surpris et avait une fausse image de port industriel de la ville.

5 300 arrivants sur le 10 km : victoire en 30’32 de Joanes GOITISOLO OTAZUA et d’Esther RAMOS MARTINEZ en 35’32.

6 500 arrivants sur le semi-marathon : victoire des Kenyans en 1h01’11 de Ezekiel MUTAI et de Purity KAJUJU en 1h08’50.

850 arrivants sur le marathon : victoire en 2h35’26 de Enrique CALVILLO et de Estefania UNZU RIPOLL en 2h55’30.

Tarif du dossard : 27 €.