10 ans jour pour jour après le départ d’un stage à Iten qui restera gravé dans ma mémoire, me voilà à arpenter le bitume barcelonais avec deux acolytes rencontrés sur la terre rouge kenyane : Jérôme et Clovis. Cette aventure sportive et humaine a permis surtout de faire de belles rencontres et c’est toujours un plaisir de revoir mes deux compères. https://tripandrun.fr/2015/03/21/rendez-vous-sur-la-piste-rouge-iten-kenya-13/
Je suis tombé dans l’embuscade barcelonaise après avoir proposé de se refaire un week-end 10 ans après. Je pensais initialement faire un 10km ou un semi. Me voilà embourbé avec un dossard pour un marathon, distance que je n’ai pas couru depuis avril 2018 où j’avais complété mon challenge des marathon Majors à Londres.
Entre temps, pas mal de changements : 4 mariages (dont 2 reports mais avec la même femme), 3 enfants, 4 déménagements et 2 changements d’employeurs et quelques nuits de sommeil en moins.
En prenant mon dossard, je savais que cela allait être compliqué de s’entraîner et que mon retour sur cette distance ne peut pas s’improviser. J’avais programmé deux dossards sur 2025 : l’Hendaia trail et le Chibertrail pour emmagasiner un peu de km. 185 km au cumul depuis le début de l’année sur 11 semaines, c’est clairement trop juste.
J’ai trouvé un aéroport encore plus petit que celui de Tarbes ou Biarritz : celui de Saint Sébastien à 30 minutes seulement de la maison. Il dessert quelques destinations uniquement en Espagne avec Vueling notamment. 1h de vol seulement pour rejoindre la capitale Catalane. Quatrième séjour pour ma part à Barcelone, je commence à bien connaître la ville qui est toujours aussi agréable.
Je récupère rapidement mon dossard à proximité de la Plaza Espanya moins d’1h après mon atterrissage. C’est plutôt fluide et me permet de revoir que l’Espagne possède un challenge marathon intitulé « Las 5 grandes » qui regroupe les 5 plus gros marathon espagnol tous sponsorisé par Zurich à savoir celui de Barcelone, Madrid, Saint-Sébastien, Séville et Valence. Peut-être un futur challenge ?
Je récupère mon appart-hôtel à proximité de la station Marina. Après un verre avec le club de Clovis vers plaza Tetuan on se cale un restaurant italien de veille de course avec Jérôme, Emilie et Sienna : pizza obligatoire.
Je prépare mes affaires et me couche vers 22h. Mon départ est prévu à 8h55, je décolle donc vers 8h de l’hôtel avant de rejoindre à pied l’Arc de Triomf où se situe l’arrivée ainsi que les consignes.
Je tombe sur Ghislain avec qui je partage le chemin jusqu’au sas de départ. 8h30, le départ des élites est imminent. J’essaye de trouver Anne au départ mais trop de monde. Pour son premier marathon, je lui avais proposé de l’accompagner quelques kilomètres, finalement impossible de la retrouver.
8h55, je suis sous l’arche, prêt au départ avec la fameuse chanson Barcelona interprétée par Freddy Mercury et Montserrat Caballé. Beaucoup de français dans le sas, c’est impressionnant.
Température et conditions idéales, c’est partie pour une balade à travers Barcelone. Le parcours contient pas mal de lignes droites avec globalement 134m de D+ sur le parcours donc assez roulant mais pas un billard non plus.
Je pars modérément et me dis que 5’30 au kilo est raisonnable. Je suis facile sur cette allure pour le moment mais il est probable vue l’entraînement que cela ne tienne pas.
Passage au km5 en moins de 27 minutes. Un peu rapide, je me sens bien pour le moment, le cardio n’est pas trop haut. Pas mal de monde, sur le bord de la route. On remonte progressivement les artères majoritairement organisées en damier (ou hippodamien pour les connaisseurs) avec des rues assez larges.
Après une longue ligne droite de 5km, je passe sous l’arche des 10km avant le passage du pont de Calatrava qui assure la liaison entre les districts de Sant Andreu et Sant Martí : 54’30 au chrono, j’ai un peu ralenti mais les jambes répondent bien.
On rejoint ensuite la fameuse Sagrada Familia qui est situé au km14, le tiers de la course est effectué. On ne peut pas la louper avec son architecture atypique et une grue au sommet.
Passage du semi marathon en 1h57 environ. Pour le moment, tout va bien j’arrive a rester à peu près régulier. km 24, passage devant la colonne Christophe Colomb qui tend son bras droit en direction de la mer au pied de la Rambla. On contourne ensuite le parc de la citadelle qui se trouve à proximité de la ligne d’arrivée. En faisant un rapide calcul, Clovis et Jérôme ont du déjà arriver depuis peu.
Le parcours commence ensuite à se croiser régulièrement. Passage au 2/3 de la course en front de mer. Je sens que mon rythme commence à diminuer. La route est encore longue avant l’arrivée. Passage au km30 en 2h52. Je fais un petit arrêt au ravitaillement qui sont présents tous les 2,5 km. L’aquarius, boisson énergétique colle sur la chaussée sur plusieurs mètres après leur distribution rendant ce moment pas très agréable. On se croise ensuite sur un aller/retour avenue Diagonal, moment interminable pour moi. Je commence à alterner marche rapide/course jusqu’à l’arrivée en mode pilotage automatique pour pouvoir arriver correctement.
Passage juste après le km42 sous l’arche de l’Arc de Triomf rappelant un peu le passage de la porte de Brandebourg à Berlin en septembre 2015. A l’époque, j’allais un peu plus vite !!! https://tripandrun.fr/2015/09/27/le-mur-de-berlin-septembre-2015/
Finalement, je franchi la ligne en 4h25m51s.
Je récupère rapidement ma médaille et un sac contenant du ravitaillement. Je me faufile pour récupérer ma consigne et me pose pour changer mes affaires. je croise alors Clovis, Anne et Ghislain. Ils sont plus frais que moi. Anne fini son premier marathon sous les 4h et Clovis bat son record personnel : 2h45’49 grâce à son pacer de luxe Jérôme qui l’a accompagné jusqu’au km38 et fini en 2h44’22. Ils sont très forts les copains.
Retour à pied jusqu’à mon hôtel pour finaliser mon quota de pas dans la journée avec environ 2km supplémentaires.
On se retrouve en fin de journée pour un restaurant pour se raconter nos courses respectives avec le club de Clovis. On est 30 ensemble avec une belle ambiance d’après course.
Après une bonne nuit, visite programmée ce matin de la Sagrada Familia, incontournable monument de la ville. Je l’avais visité en 2004 et en 2014 si ma mémoire est bonne. Elle a bien évolué et nous n’avons jamais été si prêt du but. Chef d’œuvre de l’architecte Antoni Gaudi, il a consacré une grosse partie de sa vie à ce projet qui a été financé par les dons et sa billetterie. La première pierre a été posée en 1882 avec à l’origine un projet plus traditionnel pour l’époque avant que Gaudi ne prenne les choses en main.
Le pape Benoit XVI a consacré la basilique en 2010 et sa date prévisionnelle de finalisation est estimée à 2032 avec les gros œuvres finis en 2026. Depuis ma dernière visite, la tour de la Vierge Marie haute de 138 mètres a été finalisée, facilement identifiable avec une étoile à 12 branches. A terme, elle aura 18 tours : la tour centrale qui est en cours de finalisation sera consacrée à Jésus culminera à 172,5m. Elle sera au milieu des 4 tours dédiés aux 4 évangélistes. Chacun des 12 apôtres auront également leur tour. Les 2 façades sont vraiment très différentes : la façade de la Nativité qui comporte l’entrée principale (et qui est la plus ancienne) est consacrée à la naissance et aux premières années de la vie de Jésus tandis que la façade opposée est celle de la passion.
L’intérieur de la basilique est impressionnante avec sa forêt de colonnes et de magistraux vitraux qui font rentrer reflètent la lumière. La nativité à l’Est fait ressortir des tons bleutés et verts tandis la façade Ouest sont dans les ton rouge et orangés comme la lumière du crépuscule.
J’y retourne une seconde fois dans l’après-midi avec le groupe de Clovis qui avait un billet. J’en profite pour monter dans les 2 tours pour observer la vue panoramique de tour. Montée en ascenseur pour une redescente à pied. Les courbatures de la course de la veille sont encore présentes pour la majorité d’entre nous.
Le lendemain matin, je libère ma chambre et vais visiter le musée Picasso. Un peu décevant par rapport à celui de Paris. Après un rapide passage au marché de la Boqueria sur les Ramblas, on se prend un dernier verre avec Clovis au niveau de la Plaça Reial. Il est déjà l’heure ensuite de prendre le bus en direction de l’aéroport.
Tarif du dossard : 89€ (inscription début novembre 2024)












22 mars 2025 at 13 h 19 min
bravo encore une fois Matthieu 👏👏👏 bisous et à bientôt
tata😉😉💕💕
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22 mars 2025 at 20 h 17 min
Merci beaucoup et à bientôt
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