Neuvième dossard de l’année pour ce semi-marathon qui relie la ville française de Saint-Jean-de-Luz et la ville Espagnole de Fontarrabie en longeant la côte avec notamment la route de la corniche. Je boucle l’inscription en mars 2025 sachant que les 3 300 dossards ont l’habitude de partir très rapidement.

J’ai récupéré mon dossard au gymnase Urdazuri à proximité de la gare de Saint-Jean-de-Luz vendredi après le boulot. J’essaye de m’inscrire à la dernière minute pour la navette mais cette dernière est bouclée depuis plusieurs semaines. En effet, comme toute les courses entre 2 villes, cela demande un minimum d’organisation. Je vais donc improviser.

Temps clément en ce dimanche matin, nous venons de passer à l’heure d’hiver et on a pu dormir une heure de plus. Je pars vers 9h de la maison et arrive à stationner vers 9h40 à proximité de la gare SNCF.

Je décide de ne pas mettre d’affaires aux consignes et me dirige vers le départ situé sur la nouvelle place Foch, inaugurée et refaite depuis quelques mois. C’est la 26ème édition de cette course qui est coorganisée par Hondarribia Kirol Taldea et Ur Joko Arraun Elkartea.

Hondarribia Kirol Taldea est une association créée en 1985 dont le but est de soutenir le sport et la culture. HKT, développe des activités multisports et culturelles tout au long de l’année avec notamment un Championnat de football. Le club  Ur Joko, beaucoup plus ancien, a été créé en 1912. C’est aujourd’hui surtout un club d’aviron pratiquant deux disciplines : la trainière (aviron traditionnel basque de mer) et l’aviron olympique.

Je rejoins mon sas avec les meneurs d’allure vers 9h50. Départ à 10h précise dans le second sas avec un départ prudent sans objectif chronométrique vu le peu d’entraînement.

Peu avant le km1 après le passage du pont, on rentre dans Ciboure où on passe devant la maison Estebania (on ne peut pas la rater, elle est de style Hollandais et de couleur blanche) où naquit le célèbre compositeur Maurice Ravel.

On laisse ensuite le clocher de l’église Saint-Jean-Baptiste pour rejoindre la côte de Muskoa avant la plage de Socoa. J’y vais régulièrement pour manger un sandwich sur ma pause déjeuner.

Les kilomètres 2 et 3 jusqu’à Socoa nous permettent de longer la magnifique baie de Saint Jean de Luz-Ciboure. Je me retourne, la vue est incroyable et la météo au rdv. Avant de basculer sur la Corniche avec le passage du fort de Socoa (remanié par l’incontournable Vauban pour assurer la protection de la baie), je ralenti un peu car la prochaine portion va être vallonnée.

Cette portion de 6 kilomètres sur la Corniche permet de relier le littoral jusqu’à Hendaye en surplombant les falaises de flysch avec de magnifiques vues sur la mer et les prairies avoisinantes. Malheureusement, cette route est vouée à disparaitre avec l’érosion. Elle est d’ailleurs régulièrement fermée. Passage en 24″05 au km5, les meneurs d’allure 1h40 viennent de me rejoindre. Je croise ensuite un collègue Pierre sur le bord de la route juste après la magnifique maison Haizabia, vaste propriété nichée dans un des derniers virages de la Corniche et qui appartient au CE de la SNCF.

Km 9, on passe au niveau du Château d’Abbadia avant de débuter la partie la plus “urbaine” du parcours. Ce Château construit par Antoine d’Abbadie d’Arrast, anthropologue, explorateur, linguiste et astronome et qui le transforma en un observatoire astronomique décimal. Je l’ai découvert en début d’année via le Hendaia Trail que j’avais fait en février 2025. https://tripandrun.fr/2025/02/12/hendaia-trail-2025/

Après une longue descente, nous arrivons sur la promenade de la plage d’Hendaye avec la fameuse plage des 2 jumeaux. On longe le bord de mer où je croise Ramuntxo et Béatrice avec de basculer vers la baie de Chingudy. Passage au km en 51″08.

On se dirige ensuite vers la gare d’Hendaye avant de basculer en Espagne et de longer les ventas à proximité du départ de la fameuse course Béhobie San Sebastien. https://tripandrun.fr/2021/11/16/behobia-san-sebastien-2021/.

Passage au km 15 en 1h11. Les supporters sont un peu plus en nombre côté espagnol. Bonne montée à travers Irun avant de rejoindre Fontarrabie. Mon rythme faiblit et les meneurs d’allure 1h45 me dépassent. Le manque de sortie longue se fait ressentir. Des anciens partenaires de club au CAV me doublent. On longe ensuite l’aéroport, mon rythme continue de diminuer mais le clocher de l’église se rapproche.

L’arrivée est adjugée en haut de cette fameuse rue en pavés à Hondarribia qui se termine sur le l’imposant Parador. Il ne reste plus qu’une centaine de mètres pour terminer la course et nous arrivons sur une des portions les plus légendaires de la course : la très redoutée montée en pavés de la rue Kale Nagusia. Les supporters sont nombreux et les encouragements motivent. Je termine finalement juste sous les 1h55.

On nous tend un sac avec ravitaillement et une médaille en bois sous le regard de l’imposant garde en bronze, figure emblématique de l’histoire et de la culture de cette ville médiévale.

Il est midi, il faut maintenant que je récupère ma voiture à Saint-Jean de Luz située à une vingtaine de kilomètres. Les navettes de retour sont à 14h et 15h, je me vois mal attendre 2h sans certitude puisque je n’ai pas de billets. Je décide donc de m’avancer au maximum sur le retour.

Devant moi, un coureur est dans la même situation. On discute, il doit rejoindre Hendaye de son côté. On tend notre pouce, geste universel. C’est sympa un espagnol nous rapproche d’environ 2 km peu après l’aéroport au niveau d’un rond-point. Cela nous permet d’avancer un peu. On continue le stop avec un peu moins de succès. On continue d’avancer avec Bertrand en direction d’Hendaye en traversant Irun. Je regarde les horaires des trains pour rejoindre Saint-Jean-de-Luz et celui de 13h10 est parfait avec 10 minutes de trajet. Je réserve en ligne, il est déjà à quai. Finalement, c’est passé vite. J’arrive à la maison avant 14h, heure de la navette donc je m’en sors bien.

Victoire de Rémi Raymond en 1’09’52 et d’Egia Larrinaga Nerea en 1’24’45

Inscription sur pborganisation : 34 €