La Rhune (lieu de pâtures en basque) est un des sommet les plus célèbres et mythique du pays basque. J’ai eu l’occasion d’y monter plusieurs dizaine de fois. Le massif est traversé par la ligne de frontière avec l’Espagne qui sépare les provinces du Labourd et de la Basse-Navarre.

Son altitude est situé à 900 mètres. Si par chance, le sommet est dégagé on peut y voir un panorama fantastique notamment sur la baie de Saint-Jean de Luz.

J’avais participé en septembre 2022 à la dernière Skyrhune (CR disponible sur https://tripandrun.fr/2022/09/28/la-skyrhune-2022/) mais arrêté par la barrière horaire, j’avais une petite revanche à prendre ici.

Le format de la course est complètement différent : pas de tirage au sort, barrière horaire moins ambitieuse et uniquement un AR vers le sommet avec une distance plus réduite.

Départ à 9h depuis la place de l’église d’Ascain pour la 52eme édition de cette course. Après 11h de route la veille pour rentrer de Catalogne, j’ai environ 1h10 de route depuis chez mes beaux parents pour arriver. Départ à 7h15 pour avoir un peu de marge pour récupérer notamment mon dossard pour les 12,5 km et 880 m de D+.

Je croise Jean peu avant le départ ainsi que Pascal avec qui j’avais fait le marathon de Boston en 2017. ils sont également ambassadeur Salomon, cela fait plaisir de les croiser.

Jean est en pleine préparation pour le Tor des Géants en septembre (un beau chantier de 330km et 24 000m de D+ dans les Alpes) tandis que Pascal va entrer progressivement dans sa préparation pour le marathon de Valence.

Me voilà déjà sur la ligne de départ, je vais partir prudemment. De toute façon, la montée commence assez rapidement avec 1,5km de bitumes avec de rejoindre le sentier peu après le parking.

Les conditions climatiques ne sont pas trop mauvaises. Il fait environ 20 degrés mais le sommet de La Rhune semble être dans les nuages. Il a du pleuvoir la veille ou ce matin, j’espère que cela ne va pas trop glisser notamment dans la descente.

Le cardio monte rapidement. Je commence à alterner marche/course peu après l’entrée sur le sentier. Le sommet est encore éloigné et bien dans la brume.

Après quelques portions abruptes, un peu de répit de quelques centaines de mètres avant le passage dans la dernière petite forêt. Ce passage est sympa et abrité. Ça annonce aussi le début de la partie la plus costaud de la montée. Je croise déjà les leaders de la course qui descendent la pente comme des formule 1.

Je garde mon rythme et monte progressivement. J’arrive à doubler quelques personnes au passage. Le terrain est légèrement glissant mais cela reste raisonnable.

J’arrive sur la plateforme où se trouve le terminus du petit train. Notre dossard est flashé pour déterminer le temps de la montée : 1h10m. Je n’avais pas d’objectif donc c’est parti pour la descente. Je ne suis pas trop à l’aise sur les premières portions bien raides. Cela va mieux ensuite lorsque l’on retrouve les sentiers. Pilotage automatique, il faut débrancher le cerveau.

Je rejoins rapidement le bitume, le clocher de l’église n’est plus trop loin. La pente est si raide que j’ai l’impression de glisser.

Dernier virage, je franchi la ligne d’arrivée en 1h50m20s. Plutôt content de ma course vu la forme actuelle, c’est vraiment une belle organisation. Je retrouve peu après l’arrivée Pascal qui a fait une superbe course : 14eme au scratch en 1h11m58 avec le second chrono en descente. Jean a également fait une belle course en finissant en 1h28m17s.

Victoire impressionnante de Kevin Donand en 1h03m35s.

Inscription sur pborganisation : dossard à 15€.